Slasheur : Il a osé… créer son entreprise de formation en étant salarié

Slasheur : Il a osé… créer son entreprise de formation en étant salarié

reconversion professionnelle

Créer son entreprise en étant salarié se fait de plus en plus dans les scénarios de reconversion professionnelle, notamment chez les personnes généralistes, les personnes au profil multipotentiel.

Quand certains se posent la question de monter son entreprise ou rester salarié, d’autres font les deux ! Pourquoi choisir ?

Salarié en entreprise depuis 15 ans, Ludovic mon invité pour ce podcast s’ennuie à chaque fois qu’il change de métier.

Son besoin de liberté l’amène à enfin donner naissance à son idée de projet professionnel qu’il avait en tête depuis plus de 10 ans.

Et début 2020, c’est là qu’il créé sa propre entreprise en restant salarié et qu’il développe en parallèle de son activité principale.

Ludovic, qui fait partie du groupe facebook Kméo pour les slasheurs et multipotentiels, a un profil de généraliste et se définit comme un multi-spécialiste.

Durant ce podcast, il témoigne de son cheminement, de sa raison de créer son entreprise en étant salarié, ses motivations, ses peurs, ses envies et comment il a réussi à apprivoiser son profil de multipotentiel pour se lancer dans la création de sa propre activité.

Et chapeau à lui pour avoir fait cette introspection seul, car trouver sa voie quand on est multipotentiel est un processus complexe qui prend peut-être beaucoup plus de temps lorsque l’on a l’habitude dans tous les sens…

Créer son entreprise en étant salarié : témoignage de Ludovic

Quelle était ta situation ?

Je suis salarié en entreprise depuis 15 ans. Je suis passé dans plusieurs entreprises privées ou publique. J’ai exercé le métier de contrôleur interne, délégué à la protection des données (RGPD), référent anticorruption.

Je suis toujours salarié et je développe l’activité en parallèle.

Quelle est cette idée d’activité ?

Je me reconvertis dans le métier de formateur consultant en organisation, compétences et démarches transversales.

A quelle étape ton projet se situe ?

J’ai créé ma micro-entreprise en début d’année, défini et formalisé mon offre de service et je suis en phase de prospection auprès d’organismes de formation.

En parallèle, je travaille sur une plaquette avec un prestataire qui m’accompagne sur la com et sur la construction du site internet.

Qu’est-ce qui t’a amené à vouloir créer ton activité ?

Le besoin de liberté !!! Trop de rapports en entreprise sont basés sur la fonction et la place occupée dans la hiérarchie. Je ne pouvais plus le supporter. Je n’avais plus l’énergie de continuer comme cela. J’avais l’impression de disparaitre partiellement derrière cette fonction qui ne me correspondait plus. Je souhaitais me réaliser à 100% au lieu des 10 ou 20% en entreprise.

Quel a été ton premier petit pas pour passer à l’action ?

Je me suis renseigné sur le bilan de compétence et l’ai démarré en fin d’année dernière.

Qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

J’ai commencé à mettre un pied en dehors de l’entreprise, à réfléchir à autre chose.

Le bilan a été un déclencheur, je savais déjà ce qu’il allait me révéler mais je ne voulais pas l’accepter.

Je venais de passer presque 15 ans dans un métier que je n’avais plus envie de faire et je refusais de le voir.

Quand la consultante m’a dit que tout indiquait que je n’étais pas fait pour faire le métier que je fais, ça été un choc, dur mais salvateur.

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Créer son entreprise en étant salarié

Question sur son projet professionnel :

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées au début ?

Mes croyances limitantes sans aucun doute.

J’étais persuadé que je n’avais pas le droit de le faire (je devais plaire aux autres sous peine de rejet, pas le droit de faire autre chose) ou pas les capacités (trop dispersé, impossible de m’organiser si pas de cadre, incapable de trouver des clients, peur de l’isolement une fois lancé)

Qu’est-ce qui te permet de continuer dans ta lancée ?

Quand je stress trop ou perd confiance, le temps, me rappeler que c’est une course de fond sur plusieurs mois/ années et non un marathon ou un sprint.

Exprimer mes peurs et mes angoisses, écrire, parler et en parler aux autres, à d’autres personnes qui sont dans la même situation.

Enfin, une idée, celle que j’ai le droit de faire ce que j’aime et ce en quoi je crois, cette idée me porte tout au long du projet.

C’est quoi ta perception de la réussite ?

Faire ce que j’aime ! Faire ce pour quoi je suis fait !

Être utile aux autres et être heureux dans mon boulot !

Apprendre, Comprendre, Transmettre !!!!

Est-ce que tu te fais coacher ?

Non mais je l’ai longtemps envisagé mais je pense que j’avais aussi besoin de cheminer seul, j’ai beaucoup été accompagné (psy, sophrologues) sur une autre partie de ma vie et me confronter à mes peurs, seul, dans le dur me permet de mieux me comprendre.

Ce n’est pas facile mais j’apprends énormément.

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Question sur son cœur d’activité :

Quel est ton avis sur ton domaine ou expertise ou secteur ou pratiques utilisées ?

J’ai assez peu de recul sur mon nouveau métier. La seule chose que je peux dire c’est que le côté couteau suisse (créatif, concepteur de supports, de jeux, animateur, pédagogue, commercial, psy, coach, metteur en scène …) de la formation me plait beaucoup.

Ensuite je pense que le secteur est à un tournant en matière de digitalisation des pratiques et de normalisation.

Comment tu vois l’avenir de ton domaine et son évolution ?

Pour la formation, je débute mais je vois une chose formidable dans les possibilités offertes par le digital en termes d’évolution des pratiques, de choses à inventer en matière de format ou d’animation. Surtout aussi dans la démocratisation des savoirs, tout le monde va pouvoir apprendre et accéder à des contenus de grande qualité, ce ne sera plus réservé à une élite.

Les apports de la neuroscience pour la compréhension des mécanismes d’apprentissage, je trouve ça génial.

Je pense que le métier d’enseignant va aussi évoluer grace aux apports des pratiques issues de la formation.

Pour mon ancien domaine, je pense que l’entreprise en général va évoluer vers plus de souplesse (contractuelle et au quotidien) offerte aux salariés sous peine de perdre les plus talentueux.

Quel conseil tu donnerais à quelqu’un qui voudrait faire la même chose que toi ?

Quand on veut créer son entreprise en étant salarié, il faut se renseigner… beaucoup (sur le métier, le secteur, les normes, les clients potentiels), énormément se préparer pour être pro dès le début.

Un contenu de qualité mis en forme dans un belle com’ rassure les futurs clients. Un contenu à moitié prêt les fait fuir.

Prendre dès le début le virage de la digitalisation et de la normalisation.

Pour le domaine de la formation, l’expérience est un plus, en proposer en interne (création et animation) ou en externe si pas possible (ex : via assoc, formation aux outils informatiques ou autres).

Négliger aucune possibilité, plus tu prospectes plus t’as de chance que ça marche. Ne pas hésiter à en parler autour de soi, les gens auront toujours envie de t’aider s’ils peuvent.

Pour aller plus loin :

Ou

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Il a osé… REPARTIR DE ZÉRO et se reconvertir dans le massage bien-être

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Après une carrière intense dans l’hôtellerie de près de 10 ans, Nykkho mon invité d’aujourd’hui, a quitté son job de responsable dans ce secteur suite à un burn-out pour se reconvertir dans le message bien-être.

Obligé de prendre un long repos forcé pour prendre soin de lui. Il connu des moments difficiles et se retrouve sans un sous, sans logement et à la dérive à l’âge de 35 ans.

Un jour, il prend une décision qui va changer sa vie et lui permettre aujourd’hui de vivre de sa propre activité professionnel.

Je n’en dis pas plus, je vous laisser lire son témoignage.

Son changement de vie :

Quelle était ta situation avant ton activité actuelle ?

Compliquée.

Après une carrière intense dans l’hôtellerie de près de 10 ans j’ai dû quitter le secteur à cause d’un épuisement général, physique et psychologique. J’occupais depuis quelques années le poste de directeur dans diverses structures hôtelières, à l’étranger puis en France. C’est un métier très prenant, qui laisse peu de temps pour la vie personnelle. A tel point que je vivais littéralement sur mon lieu de travail.

J’ai tenu un moment à ce rythme, mais un jour je n’ai plus réussi à me lever, j’étais à bout de force. J’ai été obligé de prendre un long repos forcé pour prendre soin de moi. La période était déjà délicate et j’ai malheureusement vécu dans la foulée une relation sentimentale toxique qui a terminé de m’entraîner vers le fond.

Je me suis retrouvé à 35 ans, sans un sous, sans logement et complètement à la dérive.

Quelle est cette activité ?

Il y en a deux, le massage bien-être et le blogging.

Je me suis reconverti dans le massage bien-être en 2015 et, en 2017, j’ai créé un blog sur le massage professionnel, dont je vis maintenant totalement.

Même s’il m’arrive encore de me déplacer pour des prestations de massage, dans de gros événements ou pour des contrats ponctuels, mon activité principale est maintenant essentiellement basée sur le coaching et l’accompagnement des personnes désirant se lancer dans le massage professionnel.

Qu’est-ce qui t’a amené à changer de vie, à vouloir se reconvertir dans le massage bien-être ?

Ma reconversion dans le bien-être, au départ, a plus été une bouée de secours qu’autre chose. J’avais besoin d’un objectif sur lequel me concentrer, une route à suivre pour me sortir du gouffre dans lequel j’étais tombé. J’ai pas mal de démons et dans les moments difficiles de l’existence, si on n’y prend pas garde, ils peuvent vite nous rattraper.

Le massage a toujours été un domaine qui m’a intéressé, de par son côté altruiste et émotionnellement curatif. Et alors que mon hypersensibilité avait toujours été un fardeau, j’avais trouvé un domaine dans lequel il s’est avéré un réel atout.

Le blogging est venu plus tard, un peu par hasard. J’avais organisé des petites initiations au massage en présentiel avec des particuliers. C’est un concept qui a très bien marché.

Beaucoup de personnes m’ont fait part de leur déception de ne pas pouvoir se libérer du temps ou ne pas avoir les moyens financiers pour y participer (car ce n’était pas donnée, j’avoue).

C’est en recherchant un moyen de dématérialiser ces ateliers que je suis tombé sur ces nouveaux systèmes (qui ne le sont plus vraiment maintenant) de vente de produits numériques et de création de contenu. L’idée de liberté d’entreprendre, de pouvoir travailler de n’importe où et la diversité des compétences à apprendre m’on vraiment séduit.

De plus, ayant toujours eu une appétence particulière pour l’écriture, le blogging a raisonné comme une évidence et c’est comme ça qu’a débuté mon aventure sur le net. Création du blog, d’articles, d’un 1er Ebook, d’une petite formation, puis deux, puis d’un programme complet de formation au massage bien-être, etc…

Aujourd’hui, j’ai publiés 3 livres et de nombreux programmes de formation sur le massage bien-être professionnel qui couvrent l’ensemble des problématiques de la profession : de l’apprentissage des protocoles jusqu’à la création de son entreprise, de son propre site internet, son référencement, en passant par le développement commercial de l’activité.

Quel a été ton premier petit pas pour se reconvertir dans le massage bien-être ?

Pour se reconvertir dans le massage bien-être et pour le blogging, ça a été de suivre des formations pour apprendre les compétences de base.

Je pense que le frein principal de la majorité des gens dans le lancement de leurs projets, c’est de trop réfléchir. L’esprit humain est naturellement pourvu d’un système de vigilance qui a tendance à identifier les dangers face à une situation donnée ou un choix. Cette vigilance peut-être plus ou moins importante selon la personnalité de chacun.

Mais ce qui est certain, c’est que plus on se laisse du temps “pour réfléchir”, plus on trouvera des raisons de ne pas tenter sa chance. Et plus on trouve de raisons de ne pas le faire, plus il est difficile de faire le premier pas.

Maintenant, lorsque j’ai un projet, ou une décision à prendre, je ne réfléchis pas (enfin pas trop), je me lance et je juge sur pièce. Car finalement qu’est ce qui peut arriver de grave au pire des cas ? Échouer ? Se rendre compte qu’on est pas fait pour ça ?

Pour ma part, je préfère avoir des certitudes, même si elles ne me plaisent pas, que de vivre toute ma vie en me demandant ce qui se serait passé si j’avais tenté ma chance.

Qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

Tout.

Rien qu’au niveau estime de moi, avoir réussi à développer un tel projet en partant de zéro, a vraiment participé à mon épanouissement personnel.

Le regard que les autres ont sur moi également.

J’ai toujours été assez marginal. Que ce soit dans ma scolarité, dans mes relations amicales, familiales ou amoureuses, j’ai eu un parcours assez atypique.

Parfois, par incompréhension, par inquiétude ou par jugement hâtif, les personnes de mon entourage (proches ou pas) ont souvent eu tendance à me catégoriser.

Trop rêveur, dépressif, excessif, inconscient, fragile, trop sensible, trop feignant, trop réservé, trop émotif … Bref, trop quoi.

Quand on ne comprend pas quelque chose, on en tendance à vouloir à tout prix le faire rentrer dans des cases (moi y compris). L’un des effets collatéraux du développement de mon projet a été la prise de conscience de mon entourage que, certes, je suis une personne un peu complexe, mais que je ne me résume pas à l’image qu’ils avaient de moi.

On se construit aussi dans l’image que les gens nous renvoient et ce changement a également participé à l’amélioration de mon estime de moi.

– D’un point de vue plus matériel, pouvoir travailler uniquement avec mon ordinateur et mon téléphone, à mon rythme et les revenus que je génère grâce à mon blog m’ont  apporté un sérénité de vie assez incroyable. J’ai dû beaucoup travailler pour en arriver là, mais maintenant je récolte les fruits de ces efforts.

Lancement de son activité :

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées au début ?

J’ai eu un parcours scolaire assez chaotique.

J’ai sauté le CP car je savais déjà lire, écrire et compter en maternelle. Mes parents étaient très fiers… mais beaucoup moins quand j’ai terminé dernier de ma classe en CE1. J’ai ensuite redoublé 4 fois (la 6ème, la 1ère et 2 fois la terminale) pour ne finalement pas avoir mon BAC.

Lorsque l’on se construit toute sa vie sur un fond d’échec permanent, il est difficile de croire en son potentiel.

Cela biaise tout, sa confiance en soi, ses relations avec ses parents, ses amis … Mais ce n’est pas une fin en soi.

Le système scolaire, les études supérieures, le salariat ont été construits sur des normes dans lesquelles le plus grand nombre y trouve son compte et c’est une très bonne chose. Mais lorsque l’on fonctionne différemment, qu’on ne rentre pas forcément dans le moule, ça peut faire des dégâts.

Le vrai danger, c’est qu’on peut facilement se laisser persuader que lorsque l’on n’est pas à l’aise dans ces cases normées, c’est que quelque chose cloche chez soi.

Alors, on souffre en silence en essayant de rentrer dans le moule à tout prix.

Pourtant, il existe des voies parallèles, où l’on peut exprimer librement sa différence et en faire une force.

Les différences, quelles qu’elles soient, sont belles et précieuses et doivent être traitées comme telles.

Lorsque l’on veut se reconvertir dans le massage bien-être et que l’on se lance dans un projet un peu original, comme le massage bien-être ou le blogging par exemple, il est difficile d’expliquer à son entourage les tenants et les aboutissants du projet.

Pas de CDI, pas de revenu stable, des métiers atypiques … Mouais …

Allez expliquer à vos parents qu’avec un profil de Manager dans l’hôtellerie et des revenus potentiels très confortables, vous voulez devenir masseur bien-être à votre compte, sans aucune expérience dans le domaine … et que vous voulez lancer un blog …

“Oui, bien sur ! Et pourquoi pas du macramé tant qu’on y est ?

Difficile de ne pas voir la détresse qu’il y avait dans leurs yeux.

Je pense que beaucoup de personnes s’engagent dans des carrières par défaut (comme j’ai pu le faire dans lhôtellerie).

Papa est dans la banque alors je fais des études d’économie, Maman veut que je sois médecin alors je fais médecine, je ne sais pas quoi faire plus tard, alors je vais en Fac de droit.

C’est un peu caricatural je sais, mais je pense qu’à 18 ans, on est beaucoup trop jeune pour prendre des décisions aussi importantes.

Se lancer dans des cursus longs, fastidieux ou des carrières très spécifiques.

Ensuite, les années passent, puis les obligations de la vie d’adulte, les charges et la vie de famille rendent très anxiogène toute idée de reconversion.

C’est comme cela que l’on se retrouve à 35 – 40 ans avec un mal-être profond en se demandant à quel moment on a perdu de vue ce qui comptait réellement pour nous.

– Ce qui a pu me faire défaut également, c’est le manque de clarté dans les informations nécessaire à se reconvertir dans le massage bien-être ou dans diverses reconversions. Dans le massage, c’est un foutoir total. Trouver une information fiable pour se reconvertir dans le massage bien-être ou un retour sur expérience valable est juste impossible.

C’est ce manque que j’ai voulu combler avec mon blog. En ce qui concerne la création de contenu et le blogging, j’ai presque envie de dire que c’est pire, pour la raison inverse.

Il y a trop d’informations.

Tellement de gens se sont lancés dans ce business que c’est un ras de marée quasiment quotidien d’informations, souvent contradictoires, dont il faut faire le tri.

Pour un infobèse comme moi, cela a vraiment été un travail de titan pour séparer le bon grain de l’ivraie afin trouver les bonnes informations et ne pas me noyer dans cet océan d’articles, de vidéos et de formateurs en tous genres…

Comment as-tu pu développer ton activité à tes débuts ?

Dans le massage bien-être ? “Achète ma formation et tu sauras tout !

Plus sérieusement, j’y suis allé à tâtons. J’ai rencontré beaucoup de monde, essayé beaucoup de choses … Énormément de tentatives ont échoué, mais certaines ont fonctionné. Et sur les quelques unes qui ont fonctionné, certaines ont réellement propulsé mon activité à un autre niveau.

Il n’y a pas de secret.

Il faut mener des actions, massivement, pour avoir des résultats et ainsi se reconvertir dans le massage bien-être. L’échec fait parti du processus et n’est absolument pas quelque chose de négatif.

Le travail paie. Tout se joue sur la capacité à endurer les épreuves et la patience qu’on est capable d’avoir.

Dans le blogging, ça a été un peu la même chose.

J’ai appris un système, je l’ai construit et au fur et à mesure des interactions avec mon lectorat j’ai affiné la connaissance de mon Persona et de ses réels besoins.

Là encore, ça ne s’est pas fait en un jour et je me suis planté un nombre incalculable de fois avant d’y arriver.

Est-ce que tu te fais coacher ?

Dans le massage, à part pour les protocoles que j’ai appris en école, sinon pour se reconvertir dans le massage bien-être, pas du tout.

Il n’existe aucune école qui propose des formations “sérieuses” pour le développement de l’activité de massage professionnel.

Je crois d’ailleurs ne pas dire de bêtises en disant que je suis le seul professionnel dans toute la Francophonie à proposer ce type d’accompagnement.

Pour le blogging c’est différent.

J’ai suivi une formation d’infopreneuriat classique, qui m’a donné les bases pour créer ma structure numérique (blog, autorépondeur, hébergement de mes formations).

Et puis j’ai plusieurs personnes dont je respecte le travail, en qui j’ai confiance et chez qui je pioche les informations dont j’ai besoin.

Le blogging demande plusieurs compétences : le SEO, la rédaction web, le webdesign, le code, la publicité numérique, le copywriting … Pour chacun de ces thème, j’ai des personnes auxquelles je me réfère.

Le cœur de son activité :

Quel est ton avis sur ton domaine ou expertise ou secteur ou pratiques utilisées ? Comment tu vois l’avenir de ton domaine et son évolution ?

Pour se reconvertir dans le massage bien-être plus facilement, je dirais qu’il y a encore tout à faire et à inventer.

Malgré que la pratique du massage soit un art plurimillénaire, le business du massage en est à ses balbutiements.

J’essaie, à mon petit niveau, de dépoussiérer les concepts et les amener vers la modernité en y ajoutant ma propre vision, tout ce que j’ai pu apprendre au cours de ma propre expérience et la conception de mon premier blog ainsi qu’en permettant à une nouvelle génération de masseur et masseuse bien-être d’accéder à cette profession plus facilement et dans de meilleures conditions.

Dans le blogging c’est plus difficile à dire…

Les choses peuvent tellement changer du jour au lendemain que faire des prédictions me parait assez hasardeux.

Tous les ans il y a un nouveau prophète qui annonce la mort du blogging, qui pourtant se porte toujours très bien.

Pour autant, les nouvelles lois de traitement de données (comme le RGPD), les changements d’algorithmes des moteurs de recherche, de filtrage des mails, ont parfois un impact énorme sur la visibilité de certains blogs.

Très difficile de dire ce qu’il adviendra par la suite …

L’essentiel selon moi est de se concentrer sur le but principal d’un blog, qui est répondre à une problématique donnée, de la manière la plus claire et fiable pour le lecteur, tout en restant dans le cadre de la loi et des bonnes pratiques recommandées par les moteurs de recherche.

Quel conseil tu donnerais à quelqu’un qui voudrait faire la même chose que toi ?

Pour réussir à se reconvertir dans le massage bien-être, je lui dirais d’apprendre un seul massage, de créer sa micro-entreprise et de tester l’activité en réel avant d’investir des milliers d’euros dans une grosse formation (c’est d’ailleurs l’objectif de la formation de base que je propose sur mon blog).

De ne surtout pas tout quitter du jour en lendemain pour se lancer dans le métier, mais de débuter tranquillement avec un travail salarié à côté pour ne pas avoir une pression de résultat, souvent toxique en début de carrière.

Et, par lui suite, si cette première expérience lui a plu, de diversifier son catalogue d’offres en apprenant d’autres types de massage.

Je développe tous ces points plus en profondeur dans la formation gratuite sur le massage professionnel que je propose sur mon blog.

Pour le blogging, mon conseil serait de prendre une formation qui apprend les rudiments du métier, car c’est un vrai métier, qui demande de nombreuses compétences qu’il faut apprendre à maîtriser.

Ensuite, il faut travailler, beaucoup, échanger un maximum avec ses lecteurs pour bien les connaitre afin de leur proposer ce dont ils ont réellement besoin.

Et ensuite, encore une fois, être patient.

Il a osé… devenir community manager et se reconvertir – Témoignage d’Abdul

Il a osé… devenir community manager et se reconvertir – Témoignage d’Abdul

reconversion professionnelle

Il a osé… devenir community manager et se reconvertir – Témoignage d’Abdul

Comme 25% de français qui envisage de créer ou de reprendre un jour une entreprise, Abdul passe à l’action pour se reconvertir dans le web, créer sa propre activité et devenir community manager.

Se mettre à son compte est facile, en revanche développer son activité est une autre paire de manche. Petite parenthèse, rappelons que la France est le pays d’Europe qui a le moins de travailleurs non-salariés : moins de 10% de la population active.

Abdul a donc fait le choix de devenir Community manager mais il a aussi la casquette de chef de projet communication et marketing. Il est ce que l’on appellerait aujourd’hui un slasheur.

Il vit à la réunion et a décidé en 2014 de se mettre à son compte après avoir été étudiant infirmier pendant 3 années. Ne s’épanouissant pas dans le milieu infirmier, il met fin à ses études pour se recentrer sur ce qu’il sait faire et ce qu’il aimerait faire : la photographie.

Abdul nous partage tout au long de ce témoignage de reconversion professionnelle, son cheminement, ce qui l’a amené à se reconvertir dans le web et à devenir community manager. Mais aussi les difficultés qu’il a rencontrées, ses premières réussites et les étapes par lesquelles il est passé pour aujourd’hui vivre de son activité.

Se reconvertir dans le web et devenir community manager : interview d’Abdul

Quelle était ta situation avant de devenir community manager ?

Avant de devenir community manager, mon activité actuelle, j’étais étudiant infirmier en 3ème année à l’IFSI de Saint-Pierre. Ensuite j’ai connu une situation d’orientation difficile car je savais que je n’avais pas trouvé ma vocation, j’en ai pleuré pendant 3h non-stop et le lendemain je mettais fin à mes études.

J’ai donc été au RSA pendant plusieurs mois. Il a fallu rembourser le prêt étudiant donc j’ai trouvé un petit boulot.

Et puis je me suis recentré sur ce que je savais faire, que j’aimais faire, j’ai donc lancé mon projet passion : la photographie.

Et aujourd’hui, tu es… ?

Community manager, chef de projet communication et marketing. J’ai d’abord été dans la photographie et la vidéo.

Abdul
Devenir community manager et se reconvertir dans le web : plus d’infos sur Abdoul-Ahad Lokhat

Qu’est-ce qui t’a amené à changer de vie (professionnelle) ou à devenir community manager ?

Alors pour cette question il y a deux choses :

D’abord, ce qui m’a amené à changer de vie c’est tout simplement que dans le milieu infirmier je ne m’épanouissais pas.

  • Dans la photo, ma capacité d’augmenter le panier client était plutôt limitée.
  • Dans la vidéo, en 2018, ma force commerciale était aussi limitée et le marché n’était pas encore réceptif, pas suffisamment en tout cas.

Ensuite, faut comprendre que j’étais aussi photographe salarié au départ.

Ca m’arrivait d’être missionné pour faire des photos mais aussi monter et démonter les tentes pliables avec le décor.

Et quand un jour, mon patron m’a presque engueulé pour une histoire de paire de ciseaux perdue, et qu’à cause de ça, il m’a sanctionné financièrement, alors que mon travail l’engraissait pour qu’il puisse partir en vacances se la couler douce, j’ai dit stop ! Ca suffit d’enrichir les gros ! Je me suis dit ce soir-là, je me mets à mon compte.

Quel a été ton premier petit pas pour passer à l’action ?

Comme j’avais déjà mon idée de projet professionnel, je me suis inscrit à une couveuse d’entreprise…

Qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

Tout. J’avais le pouvoir de faire des devis et des factures !

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées au début (Manque de soutien/idées/ressources/diplômes ou critique ou croyances limitantes, etc…)

Alors oui, au début seulement, j’ai eu un manque de soutien, manque de tout. Plein de croyances limitantes aussi. Mais heureusement, ça s’est amélioré avec le temps.

Comment as-tu pu développer ton activité à tes débuts ?

Pour la photo et la vidéo, en prospectant, en mode pur et dur. Difficile. Puis Facebook m’a aidé.

Pour devenir community manager, je me suis formé et j’ai appris le métier sur le terrain. Ensuite, j’ai eu mon premier client seul mais c’est une commerciale indépendante qui les closait pour moi.

Et pour chef de projet, ça a toujours fait partie de moi d’aider les gens donc c’est toujours venu à moi sans trop chercher à le développer.

Est-ce que tu te fais coacher pour devenir community manager ?

Toujours. C’est nécessaire. Suivre des formations, se faire accompagner par des mentors, chercher à se challenger constamment, c’est je pense essentiel pour être dans le dépassement de soi.

Quel est ton avis sur ton domaine ?

Je trouve qu’on est dans une filière qui peine encore à se structurer mais ça s’explique aussi parce qu’elle est en perpétuelle évolution. On le sait, le digital de 2018 et de 2020 n’a déjà presque plus rien à voir.

Et pour les pratiques utilisées, il y a des bons, des arnaqueurs, des bons arnaqueurs lol.

Au final, c’est très dur de trouver des partenaires de confiance. Mais ça c’est aussi le cas dans d’autres secteurs. Il faut tout simplement trouver des bons chefs de projet qui ont un bon réseau de personnes de confiance.

Comment tu vois l’avenir de ton domaine et son évolution ?

Vraiment, c’est dur de répondre à cette question. Ca bouge vite. L’intelligence artificielle n’en est qu’à ses débuts. Mais je m’attends déjà à un monde à la I Robot. On aura la robotique certes, mais on aura toujours besoin de personnes créatives pour nous accompagner. Des personnes qui rêvent et qui ont des idées innovantes.

Quel conseil tu donnerais à quelqu’un qui voudrait faire la même chose que toi ?

De m’appeler. On en discutera. Avec plaisir même.

Je lui dirai qu’il a sa place dans ce vaste océan et qu’il y a forcément des gens qui ont besoin d’être aidé. A lui de faire preuve d’écoute pour les satisfaire.

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Mes 3 clefs pour trouver sa voie quand on est multipotentiel

Mes 3 clefs pour trouver sa voie quand on est multipotentiel

reconversion professionnelle
  • Vous vous demandez sûrement si vous êtes anormal, car vous vous ennuyez très vite dans tous les jobs que vous avez exercés, alors que vous voyez vos collègues fêter leurs 10 ans d’ancienneté ?
  • Vous avez changé plusieurs fois de jobs ces 5 dernières années ?
  • Vous intéressez à tout et avez envie de tout devenir à la fois ?
  • Vous avez peut-être envie d’être à la fois écrivain, sophrologue, prof de yoga, vidéaste, podcasteur, tatoueur en même temps que votre job de consultant, juriste, médiateur, commercial ?

Rassurez-vous, il n’y a rien qui cloche chez vous, vous êtes normal !

Vous avez peut-être un profil multipotentiel et vous allez voir maintenant comment trouver sa voie quand on est multipotentiel.

Je ne sais pas quoi faire

Je ne vais pas revenir sur cette question à 10000€ qu’on vous posait quand vous étiez petit, pour faire le parallèle avec votre envie de tout faire…

Si ?

À quoi bon rappeler ce moment de votre vie où l’on vous demandait « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? »…

À l’époque vous répondiez des réponses de métiers en fonction de vos Playmobil. Pompiers, astronautes, médecin, vétérinaire, prof, Batman, etc.

Une fois à l’âge adulte, ça se complique.

Vous n’êtes toujours pas à l’aise pour répondre à cette première question que tout inconnu vous pose « Et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

Cette question qui vous place automatiquement dans une case, alors que vous êtes bien plus que ça.

  • Mais qu’en est-il quand vous êtes un slasheur, que vous cumulez plusieurs jobs ?
  • Que vous avez changé 7 fois de carrière dans votre parcours ?
  • Ou que tout vous intéresse ?  

C’est ce que l’on va voir tout de suite, voici donc quelques conseils pour trouver sa voie quand on est multipotentiel de la part d’un multpotentiel.

Suis-je normal !? Non ! Tu es multipotentiel !

Vous avez déjà du lire des articles sur comment trouver sa voie quand on est multipotentiel sur le net ?!

Des articles écrits par des personnes qui ne sont même pas multipotentiel.

Je n’utiliserai donc pas le pronom « ils », mais « nous ».

Si vous voulez avoir de vraies informations concernant le profil de multipotentiels, je vous recommande chaudement la plateforme d’entraide pour les slasheurs et multipotentiels de Kmeo.

Kméo, j’en ai déjà parlé dans ma vidéo sur les slasheurs, c’est une plateforme où vous trouverez avant tout :

  • Une communauté de personnes qui comme vous, se posent exactement les mêmes questions,
  • Les dates des rencontres que l’on organise partout en France,
  • Du contenu, des podcasts de multipotentiels et dans pas longtemps un espace d’apprentissage dédié à notre profil.

Revenons-en à la question de trouver sa voie quand on est multipotentiel.

Peut-on trouver sa voie quand on est multipotentiel ?

Pour être transparent avec vous, ce que je vais vous dire va peut-être vous décevoir ou vous rassurer; vous ne trouverez pas votre voie.

Trouver sa voie quand on est multipotentiel est éphémère et provisoire.

Je m’explique, nous ne sommes pas câblés de la même manière que notre entourage ou nos collègues qui eux se satisfont d’un métier toute leur vie.

Alors que nous, on ne reste pas plus de 3 ans dans le même job, et peut-être même moins de 6 mois si on exerce des tâches répétitives, ennuyeuses où l’on n’apprend rien et qu’on ne trouve pas de sens à ce que l’on fait.

Vous ne trouverez donc pas votre voie, mais vous en trouverez plusieurs.

Vous en trouverez une pour chacun de vos potentiels, une pour chacun de vos talents, une pour chacune de vos passions, une pour chacune de vos envies du moment.

Se reconvertir quand on est multipotentiel…

Dans le groupe Facebook Kmeo et les voies des multipotentiels, on a souvent cette conversation que notre voie c’est d’être constamment en exploration, en mouvement.

Vous gravitez autour d’un noyau d’intérêts qui vous fait changer de voie ou changer de métier tous les deux ans.

Ce que l’on cherche, c’est plus un environnement de travail dans lequel on va pouvoir s’exprimer à travers nos potentiels et satisfaire ce qui nous caractérise, à savoir nos besoins.

J’ai déjà réalisé un article sur les besoins et qui vous permet de savoir si vous êtes réellement multipotentiel sur Kméo.

Tant que vous pouvez satisfaire votre besoin d’exploration, vous serez sur votre voie, mais la voie qui vous correspond sur le moment.

Notre curiosité est étroitement liée à nos envies et nos émotions.

Ce qui fait que l’on fonctionne beaucoup à l’affect.

On a besoin de partir en exploration pour fuir l’ennui et aller vers la nouveauté qui alimente notre besoin d’apprendre.

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Suis-je un multipotentiel ?

Lors des rencontres qu’on anime un peu partout en France, on nous pose souvent la question :

« Suis-je vraiment multipotentiel ? »

« Bien sûr que oui ! Rien que le fait que tu aies été suffisamment curieux pour venir à cet événement est un début de preuve. »

Si vous vous posez la question, je vous invite à répondre au questionnaire de Kméo, il vous permettra de savoir à quel pourcentage votre profil de multipotentiel influence votre vie.

Il se peut que vous vous demandiez si vous l’êtes ou pas.

Peut-être que ces signes vous prouveront que vous avez un profil multipotentiel.

A. L’insatiable besoin d’apprendre de nouvelle chose pour assouvir votre curiosité

Vous êtes-vous déjà demandé : 

« Pourquoi ai-je besoin d’apprendre de nouvelles choses ? »

Pour la simple et bonne raison que cela alimente à la fois votre besoin d’explorer lié à la découverte et à la nouveauté, mais aussi, car c’est une manière de vous stimuler intellectuellement.

La stimulation intellectuelle ou voire même émotionnelle, ce qui vous permet d’être constamment dans l’évitement de votre pire ennemi : l’ennui.

Combien de fois ça m’est arrivé de m’ennuyer au bout de deux semaines dans un nouveau boulot. C’est en partie pour cette raison que je m’étais orienté vers le métier de consultant. Chaque mois une mission différente.

Mais arrivé un moment, les missions se suivent et se ressemblent.

J’avais vite fait le tour de ce métier.

Alors que je voyais mes collègues avec plus d’ancienneté dans ce job se satisfaire du même boulot depuis plus de 10 ans tandis que moi au bout de 6 mois, je regardais déjà ailleurs.

On est constamment dans une quête de sens.

En entreprise, on se pose souvent des questions qui remettent en cause les raisons ou les finalités des décisions ou des actions qui nous sont imposées.

Si on ne voit pas le but à moyen terme ou pourquoi on le fait, on développera ce sentiment d’être inutile ou de gâcher notre potentiel et on se désengagera petit à petit.

B. Le gâchis de nos immenses panels de potentiels

Si vous êtes comme je l’ai été, c’est-à-dire que vous êtes autodidacte et que sentez que votre potentiel n’est pas exploité.

Vous vous sentez brimé par un cahier des charges qui vous limitent à l’utilisation d’une ou deux de vos compétences.

Lorsque l’on vous cadre de trop sans pouvoir exploiter vos multiples compétences, vous finissez par développer une insatisfaction latente.

Et puis, notre capacité de réflexion nous amène à toujours être constamment orientés solutions.

Vous ruminez pour trouver une solution à cette frustration.

Ce qui m’amène à ce dernier trait de personnalité.

C. Pensée orientée solutions

Quand je rencontre un problème, mon cerveau se met en mode recherche de solutions jusqu’à ce que je ressente une excitation à l’idée de mettre en place cette solution.

Je suis constamment en train de réfléchir à de nouvelles idées pour améliorer quelque chose ou solutionner un problème.

C’est entre autres pour cette raison que beaucoup d’entre nous se mettent à leur compte.

Pour mettre au service d’une cause qui est la nôtre, notre capacité à trouver des solutions et à se positionner sur les connaissances ou compétences que l’on a envie de développer sans avoir quelqu’un au-dessus de soi à qui rendre des comptes.

Vous croyez toujours être anormal ?

Des personnes dans notre cas, il y en a des milliers, vous n’avez qu’à vous en rendre compte en faisant un tour sur le groupe Facebook Kmeo et mon groupe les voies des multipotentiels.

Peut importe qui vous êtes, où vous êtes, ce que vous faites et comment vous le faites, toute votre vie est centrée autour de la recherche du plaisir et dans l’évitement de la frustration.

Seulement, lorsque vous arrivez dans la vie active, c’est là que vous vous demandez si votre fonctionnement n’est pas incompatible avec le monde de l’entreprise.

Je disais dans une vidéo que nous avons l’impression d’avoir le défaut de nos qualités.

Comment être épanoui dans un environnement de travail qui ne vous permet pas d’exploiter vos idées, votre potentiel et votre enthousiasme ?

Je suis convaincu que notre profil de multipotentiel va permettre de chambouler les codes du monde professionnel et de faire apparaître des formes de travail qui correspondraient plus à ce que nous sommes, comme les slasheurs.

Diversifier nos expériences nous permet de donner de la valeur à notre parcours.

Mais quand on a changé 5 fois de domaine en 5 ans, on rentre dans la case du profil atypique à éviter.

Mais ça changera, soyez-en sûr !

Donc relax !

Car trouver sa voie quand on est multipotentiel n’est pas qu’une question de job idéal, c’est aussi une question d’environnement idéal et de cohérence avec soi-même.

Voici donc 3 clefs pour trouver sa voie quand on est multipotentiel

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3 clefs pour trouver sa voie quand on est multipotentiel

1. Sortez des cases et du conditionnement social

Si vous en êtes là où vous en êtes, à vous dire que trouver sa voie quand on est multipotentiel est compliqué, c’est que vous êtes tiraillé entre vos envies et votre conditionnement social.

Vos envies qui vous poussent à tout choisir et votre conditionnement social qui vous oblige à vous limiter à une case de consultant, vendeur, commercial, ingénieur, artiste ou scientifique.

Il y a tellement de nouveaux métiers à créer et à inventer, pourquoi vous limiter dans l’unique but d’avoir une chance de plaire aux recruteurs ?

Il y a de nombreuses possibilités, profitez-en pour les inventer.

La communauté Kméo regroupe de nombreuses personnes qui ne rentrent dans aucune case.

Il n’y a qu’à prendre l’exemple de Stéphanie qui est :

  • Tatoueuse,
  • graphiste,
  • praticienne bien-être,
  • créatrice de contenu,
  • animatrice d’événement...

Si je prends mon cas, je suis

  • coach expert en reconversion,
  • prof à l’université de Versailles,
  • instructeur à l’emlyon,
  • formateur auprès d’organismes de formation qui accompagne des personnes en reconversion,
  • podcasteur,
  • youtubeur

Je m’arrête là où vous avez encore besoin de preuves ?

2. Sortez des cases et créez vos propres opportunités autour de vos besoins

Vous allez voir un peu partout sur le net, qu’il vous faut trouver un fil rouge ou un fil conducteur pour trouver sa voie quand on est multipotentiel.

Ce qui est très utile lorsque vous voulez trouver du sens à votre parcours en faisant des liens entre chacune de vos expériences.

En tant que multipotentiel, vous avez de multiples intérêts et compétences derrière lesquels se cachent non pas une passion, mais un besoin.

Un besoin est beaucoup plus profond qu’une passion.

La passion, ça va ça vient, alors que le besoin est plus permanent.

Si je suis passionné par le développement personnel un jour et que je ne le suis plus le lendemain, c’est que j’ai comblé mon besoin de comprendre ou de trouver une solution à un problème.

Vos besoins sont plus mobilisateurs qu’une simple passion.

Prenez le temps de vous poser les bonnes questions :

  • Quels sont les besoins que je cherche à satisfaire derrière mes activités ?
  • Quelles sont les compétences où je prends plaisir à les appliquer ?
  • Quelles sont les activités où je ne vois pas le temps passer ?

Mais avant d’aller plus loin, sachez deux choses :

A- Il n’y a pas besoin d’avoir une passion pour trouver sa voie quand on est multipotentiel.

Trouvez des activités qui permettent simplement de répondre à vos besoins.

Comme le fait de slasher et d’avoir plusieurs boulots pour répondre à votre besoin de diversité.

Même si vous avez tendance à vous éparpiller, soyez convaincu que vous avez plus de qualités que vous ne le pensez.

C’est en partie pour cette raison que beaucoup d’entre vous nous disent pendant nos rencontres qu’ils n’ont pas de passion.

C’est tout à fait normal quand on s’intéresse à tout et qu’on fonctionne en mode besoin.

B- Trouver sa voie quand on est multipotentiel peut-être compliqué, surtout si vous baignez dans votre réflexion.

Il vous faut élargir votre champ de vision pour avoir de nouvelles idées.

Pour cela, intégrez une communauté comme celle de Kméo où vous rejoindrez des personnes au même profil que vous.

Ils vous apporteront des idées, vous mettrez des mots sur votre fonctionnement et vous transformerez tout ça en un style de vie cohérent avec votre personnalité.  

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3. Trouver sa voie en fonction de votre personnalité

Trouver sa voie quand on est un multipotentiel est un plus gros challenge que pour tout autre personne.

Il n’y a pas une voie qui vous convient, il y en a autant que vous avez de potentiels.

Vous avez donc la difficulté d’en trouver plusieurs et constamment pour vous réinventer en permanence.

Vous avez cette force incroyable d’avoir de multiples talents qui fait de vous non pas un généraliste, mais plutôt des multispécialistes.

Servez-vous-en pour mettre ces talents au service d’une cause qui vous est cher.

Pourquoi une cause ?

Nous avons un profil qui se soucie plus du “pourquoi”, que du “quoi” ou du “comment”.

Le pourquoi vous permet de trouver du sens à ce que vous testez, explorez et découvrez.

Cette cause vous permettra d’être alignée non pas par rapport à vos compétences comme une fiche de poste qui vous enferme dans une case, mais par rapport à votre personnalité.

Et ce fort attrait que vous avez pour de multiples centres d’intérêt n’est pas signe d’instabilité, mais correspond à une facette de votre personnalité.

4. Construisez votre projet professionnel en fonction de cette personnalité

C’est précisément ce que j’ai fait.

Je suis de nature à ne rentrer dans aucune case, il était évident qu’en rentrant dans le salariat je n’allais pas me sentir à ma place.

Travailler pour quelqu’un d’autre sur des projets qui m’amènent à m’éloigner de qui je suis, ça ne me convenait pas.

J’ai toujours un petit côté punk et j’ai tendance à faire l’inverse de ce que les autres font, j’ai donc créé ma propre activité sur mesure.

Je ne voulais surtout pas passer ma vie dans un bureau, dans une carrière toute tracée et à être un numéro parmi tant d’autres dans les couloirs de la défense.

J’ai donc cherché ce qui me faisait vibrer et pourquoi, ce qui me mobilisait et où j’avais déjà des résultats.

Il en est ressorti mon pourquoi, une cause qui m’est chère : l’orientation.

J’ai passé des années à me torturer l’esprit à me demander qu’est-ce que j’allais faire de mon avenir, aussi bien quand j’étais étudiant qu’à la fin de ma vie de salarié.

Avancer sans savoir dans quelle direction est anxiogène et le système éducatif n’est pas adapté aux enfants qui se posent ces questions.

5. Trouver son pourquoi

Mon “pourquoi” est d’améliorer le processus de reconversion auprès des salariés, mais aussi le processus d’orientation au sein des écoles.

Et je m’y dirige de plus en plus.

Ça fait un an que j’anime des ateliers pour aider les étudiants à se positionner.

Qui sait ? plus tard, je mettrais peut-être en place un dispositif d’orientation au niveau national.

Et il n’y aura peut-être plus besoin de faire des bilans de compétences en début de carrière pour savoir quoi faire.

En tout cas, le fait d’avoir trouvé mon “pourquoi” me permet de savoir :

  • pourquoi je me lève le matin,
  • pourquoi je fais ce que je fais
  • pourquoi ça me fait me sentir vivant.

Cela me permet de continuer d’avancer, de créer et de me sentir à ma place.

D’être impactant dans ma vie, dans la vie de tous ceux et celles qui ont un projet et d’apporter ma contribution à tous ceux et celles qui en ont besoin.

Donc, faites-en fonction de vos besoins et de vos envies.

Testez, ajustez, expérimentez, explorez et réajustez encore et encore jusqu’à ce que soyez cohérent avec votre personnalité.

Soyez convaincu que vous avez une réelle valeur à apporter au monde.

On a cette chance de pouvoir jongler entre plusieurs talents pour exprimer ce qui a de plus unique en nous.

Ne vous freinez donc pas à cause du conditionnement, trouvez votre pourquoi, ayez confiance en vous et lancez-vous !

Pour aller plus loin :

Vous avez un projet de reconversion ou vous vous demandez comment trouver sa voie quand on est multipotentiel ? Pensez au coaching. Demandez votre séance découverte.

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Il a osé… devenir entrepreneur salarié : 1 idée clé à retenir

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reconversion professionnelle

Il a osé… devenir entrepreneur salarié : l’interview en podcast

Nicolas est sur le point de devenir entrepreneur salarié car il développe son projet en parallèle de son job de salarié.

Il m’a contacté pour que l’on échange sur son envie de changement et sur l’outil qu’il utilise dans sa nouvelle activité : le MBTI.

Le MBTI est un test de personnalité très utilisé dans l’accompagnement à la reconversion ou pour mieux se connaître.

Nicolas l’a lui-même utilisé lors d’un moment de sa vie difficile et l’a aidé à remonter la pente en prenant la décision de devenir entrepreneur salarié.

La vie lui a amené son lot de concours de circonstances qui lui ont fait prendre conscience de ce qu’il ne voulait plus vivre mais aussi son lot d’opportunités qu’il a su saisir pour redonner un vent de nouveauté dans sa vie professionnelle.

L’interview de Nicolas qui a osé devenir entrepreneur salarié

Il a osé... devenir entrepreneur salarié et créer son activité, voyager seul, tour du monde solo, 3
Il a osé… devenir entrepreneur salarié

Avant de parler de l’envie de devenir entrepreneur salarié, quelle est ta situation actuelle ?

Je suis salarié dans une “multinationale familiale” (paradoxal et pourtant vrai) de la confiserie de chocolat qui a des marques très connues que ce soit pour ses barres de chocolat ou sa pâte à tartiner.

Je travaille dans cette société (que je ne souhaite pas nommée) depuis bientôt 20 ans (j’ai 42 ans aujourd’hui) et donc c’est ma première et unique entreprise à aujourd’hui.

Je m’y sens très bien, j’ai un bon salaire, une situation personnelle confortable.

J’ai commencé au Service Commercial (vendeur en grande distribution, puis formateur, et coordinateur des ventes au siège en Normandie).

Depuis 7 ans j’évolue au sein du département qualité (partie dédiée à l’exploitation des retours consommateurs), avec pour mission de réussir à utiliser toutes les données qualité que nos consommateurs nous donnent au quotidien.

Je me sens bien dans cette société… même si tout n’est pas évident tous les jours.

Qu’est-ce qui t’a amené à exercer ce métier ?

Ce qui est drôle, c’est qu’aujourd’hui j’ai l’impression qu’il fallait que j’évolue dans ce département de l’entreprise alors que ce qui m’y a amené était un peu du hasard.

Mon dernier job au commercial ne me plaisait pas vraiment, j’ai rencontré des problèmes de santé et surtout je ne m’entendais pas avec mon manager (référence à la vidéo sur les managers toxiques que tu as faite récemment). Du coup ne souhaitant pas quitter cette société dont j’apprécie les valeurs j’ai demandé à changer et une opportunité s’est présentée à moi au Service Qualité. Le but étant de mettre à profit dans ce département en construction, ma connaissance du Service Commercial (du fonctionnement de la Grande distribution).

Quel a été l’élément déclencheur de ton envie de changement et de devenir entrepreneur salarié ?

Comme je le disais précédemment, il y avait le fait que je ne me sentais pas aligné avec mes aspirations et surtout avec mes qualités intrinsèque (première évocation du MBTI).

L’élément déclencheur aura finalement été des problèmes de santé (j’ai du subir une opération neurochirurgicale).

Mon envie de changement est venue d’une perte totale de motivation que je savais PAS liée à l’entreprise en elle-même, mais plus à ma place et mon absence d’épanouissement à mon poste (plusieurs explications).

Quoi qu’il en soit je suis persuadé aujourd’hui que parfois face à la difficulté il ne faut pas toujours chercher à résister… mais il vaut mieux essayer (ce n’est pas toujours simple) de voir s’il n’y aurait pas une autre éventualité.

Je suis convaincu que la VIE met sur notre chemin des difficultés pour nous faire grandir et apprendre sur nous.

D’ailleurs mon livre préféré c’est “Zadig ou la destinée” de Voltaire…

Que je recommande à tous ceux qui sont dan la douleur que ce soit au travail ou dans leur vie de manière plus générale. 

Même si Voltaire y parle plus de destinée et du fait que parfois il faut passer par des épreuves très dures (sur le moment)…

Il y a toujours des points positifs pour le reste de notre vie !

Il a osé... devenir entrepreneur salarié et créer son activité, voyager seul, tour du monde solo, 1
Il a osé… devenir entrepreneur salarié et créer son activité

Est-ce que c’est à ce moment que tu t’es dit : “je vais devenir entrepreneur salarié !” ? Quelle idée de projet est ressortie de cet envie et pourquoi?

Alors pour être franc, j’avais comme tu l’as peut-être compris, autant envie de quitter l’atmosphère du Service où j’étais précédemment que l’envie de me trouver une nouvelle motivation.

Qu’est ce qu’il y a de plus dur que de se lever le matin en se disant qu’on va devoir passer l’essentiel de notre journée dans un cadre qui ne nous plait pas ?

Franchement je ne dis pas qu’il faut fuir à la moindre difficulté, pas du tout !

Mais il faut parfois accepter et écouter son fort intérieur. Personne ne devrait passer 40 ans de sa vie à travailler à contre coeur.

D’ailleurs je crois que le mot “travail” vient étymologiquement parlant du mot “torture”…

Je pars du principe que si on a la santé et (pas trop) de contraintes (financières, géographiques le plus souvent), c’est forcé qu’un jour ou l’autre on sera amené à regretter tout ce temps de vie perdu !

Car après tout entre 18 et 65 ans on est dans nos meilleures année niveau santé.

On se doit de se donner les moyens de tout essayer pour se construire une vie (professionnelle et personnelle) qui nous satisfasse (voire nous comble). première évocation de ce que j’ai mis en place sur la connaissance de moi avec le MBTI.

C’est là où des coachs comme toi jouent un rôle clé dans la vie des gens qu’il accompagnent sur le chemin de leur épanouissement professionnel : autant pour les former que pour leur faire prendre conscience de certaines choses qui ne sont pas normales et qu’il faut changer.

La prise de conscience

Comment as-tu pu développer ton activité en restant salarié ?

Donc après mes pépins de santé et mon opération du cerveau je me souviens avoir pris conscience pendant ma convalescence que le temps passait très vite eu qu’il fallait que je commence réellement (j’avais 37 ans à l’époque) à réaliser tous mes rêves / projets que je repoussais systématiquement à plus tard en me disant que j’aurais le temps.

J’ai donc décidé de réaliser un premier rêve: demander un congé sabbatique à mon entreprise pour faire le tour de l’Amérique du Sud en solo et en sac à dos ! 

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Il a osé… devenir entrepreneur salarié

Ensuite, j’ai décidé de travailler sur ma personnalité et de développer ma connaissance de moi pour comprendre mes points faibles et faire voler en éclats mes peurs et croyances limitantes.  

Du coup, j’ai travailler sur cette idée de projet perso pendant 2 années (à la fois sur l’aspect concret du voyage et surtout sur ma personnalité), et en Novembre 2017 j’ai atterri à Buenos Aires pour un petit tour de 32.000 kilomètres (75% en bus et 15% en bateau quand j’ai descendu l’Amazone) et j’en suis revenu comblé…

Mais rapidement il a fallu que je redonne un sens et un but à ma vie qui s’était centrée sur ce projet au cours des deux/trois dernières années. 

Après 3 mois de déprime liée au choc du retour (passer de la liberté totale à une vie de cadre), je me suis justement donné pour objectif de viser la liberté totale dont tu parles souvent sur ta chaîne.

Réussir à vivre en travaillant pour les autres, à les aider à dépasser leurs peurs en apprenant tout bêtement à se connaître… comme je l’ai fait pour réaliser mon rêve et devenir entrepreneur salarié !

J’aimerais un jour comme toi faire le grand saut (quitter son job) que TU as osé faire !

Quand je regarde tes vidéos je sais que c’est possible… c’est très inspirant !

En fait je crois que l’année sabbatique m’a montré ce qui me faisait vibrer au fond de moi : LA LIBERTÉ !

Même sans confort.

Le MBTI : un outil pour apprendre à se connaître

Et en quoi le MBTI permettrait d’aider au passage à l’action ?

Si je prends mon cas personnel, le MBTI (comme de nombreux autres outils de développement personnel) a cette vertu de permettre aux gens de mieux se comprendre, de s’accepter et de grandir !

C’est tellement incroyable de savoir que nous avons tous un potentiel psychologique particulier (il y a 16 profils différents), qui nous prédispose à être fait pour certaines activités et au contraire à être “à contre emploi” dans d’autres domaines.

Je suis persuadé que beaucoup plus de gens prenaient conscience de cela, ils oseraient lancer un projet passion

C’est pour cela que mon nouveau challenge est précisément d’essayer “d’impacter” comme tu le fais sur ton blog et sur ta chaîne Youtube en faisant comprendre via mon blog, developpersaconfiance.com, tout le potentiel que nous avons tous et pourquoi certaines choses ne sont pas faites pour nous…

Si je prends mon cas personnel, j’ai besoin d’un métier avec des interactions humaines (surtout pas resté enfermer dans un bureau isolé de tous), avec des objectifs clairs (un peu comme tout le monde) et surtout j’ai besoin d’un manager qui sait reconnaître mon travail (ne serait ce que par des encouragements).

On pourrait croire que j’enfonce une porte ouverte en disant cela mais sur ce plan également nous ne sommes pas tous égaux : mon profil psychologique par exemple est super attaché à ça quand d’autres n’accordent que très peu d’importance à l’opinion des autres (leurs chefs y compris).

Est-ce que tu trouves que les gens ne se connaissent pas assez ?

Carrément !

Quand, j’ai vu tout ce qu’on pouvait apprendre sur soi via cet outil de développement personnel et qu’apprendre à se connaître doit être une priorité.

J’ai même pensé que cela devrait être inclus à la fin du parcours scolaire (après 18 ans voire 20 ans quand les fonctions neurologiques sont arrêtées).

Comme je le dis souvent, se connaître c’est s’accepter et s’accepter c’est déjà mieux vivre !   

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Il a osé… devenir entrepreneur salarié

Est-ce que cela permettrait aux gens de faire de meilleurs choix ?

Non seulement ils feraient de meilleurs choix mais si tout le monde prenait le temps de se découvrir, il y aurait des impacts immédiats sur leur vie !!

Je comprends tout à fait que l’on ait pas toujours le choix mais la connaissance de soi est une porte ouverte vers des solutions notamment professionnelles comme le fait de devenir entrepreneur salarié.

Personne n’est immortel et le fait de prendre conscience du temps qui passe doit convaincre les gens de passer à l’action en investissant sur eux-même.

On ne se rend pas compte à quel point, avec internet, aujourd’hui TOUT le monde a un accès à des tonnes d’informations !

C’est comme si on avait toutes les bibliothèques du monde dans son salon !!

Je terminerai avec deux citations qui résument finalement très bien tout ceci :

La première de Carl Jung, disciple de Freud et dont les travaux furent à l’origine du MBTI, sur l’importance d’apprendre à se connaître :

“Celui qui regarde à l’extérieur rêve, celui qui regarde à l’intérieur s’éveille.”

Et la seconde de Steeve Jobs sur l’importance d’oser passer à l’action, d’oser le changement :

“Votre temps est limité, alors ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres avoir le dessus sur votre voix intérieure. Et le plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Tout le reste est secondaire !”

Demander un congé sabbatique ou démissionner ? Savoir ce qui convient

Demander un congé sabbatique ou démissionner ? Savoir ce qui convient

reconversion professionnelle

Demander un congé sabbatique ou démissionner ? Comment savoir ce qui vous convient ?

Je suis convaincu qu’avec l’épisode du confinement, toutes vos envies de projets de reconversion, de changement de vie et d’entreprendre ont été accélérées ? Vrai ?

Et si vous êtes là, c’est que vous êtes sur le point de faire une pause dans votre vie professionnelle. Vrai ?

On va voir ensemble qu’est-ce qui pourrait vous convenir entre le congé sabbatique et la démission pour entreprendre un projet personnel.

Vous allez vous rendre compte que ces deux cas peuvent avoir un impact positif sur la suite de votre carrière.

Demander un congé sabbatique

L’”interruption de carrière” et le “congé sabbatique” sont très souvent confondus. Les deux amènent à quitter son job momentanément pour se consacrer à un projet. Alors, quelle est la différence ?

Si vous voulez demander un congé sabbatique à votre employeur, vous avez d’abord besoin de comprendre quelques petites subtilités du congé sabbatique.

Congé sabbatique :

Un congé sabbatique est une absence de 6 à 11 mois où vous ne touchez aucune rémunération.

L’avantage de ce congé par rapport au congé création d’entreprise, c’est que vous conservez une certaine confidentialité sur votre projet personnel.

Alors qu’avec le congé création d’entreprise, vous annoncez clairement la couleur à votre employeur.

Salut, je pars tester mon idée, si ça marche je ne reviens pas, si ça ne marche pas, je reviendrai en moon walk au travail.”

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Demander un congé sabbatique et mettre les voiles !

Comment bénéficier du congé sabbatique ?

Il faut que vous sachiez que tous les salariés n’y ont pas droit.

  • Vous y avez droit, seulement si vous avez plus de 36 mois d’ancienneté dans l’entreprise, consécutifs ou pas.
  • Et 6 ans d’expérience professionnelle au compteur.
  • Si vous avez déjà bénéficié dans les 6 dernières années, d’un congé sabbatique, d’un congé création d’entreprise ou d’une formation lors d’un congé individuel de formation d’au moins 6 mois, désolé de vous l’apprendre, mais ça ne sera pas possible.

Pour demander un congé sabbatique, il vous faut envoyer un recommandé en accusé de réception ou remettre votre lettre à votre employeur. Il vous fera ensuite signer une décharge.

Prévoyez de le faire 3 mois à l’avance de la date de votre départ. Précisez la durée en application avec les articles du Code du travail.

Le deuxième effet kisscool du congé sabbatique

Lors de mes années de consulting, deux collègues consultants avaient demander un congé sabbatique de 10 mois pour faire un tour du monde.

Cela faisait plus de 5 ans qu’ils travaillaient tous les deux dans mon ancienne boîte.

Pendant leur voyage, ils ont traversé le désert de sel en Bolivie et ont voyagé du sud au nord de l’Amérique avant de terminer leur voyage au Canada.

À leur retour, ils ont repris leur fonction au sein de la société.

Seulement, le risque lorsque l’on fait un tour du monde, c’est qu’il est très difficile de revenir à sa vie d’avant.

Un des deux a fini par partir.

Demander un congé sabbatique, une tendance de fond ?

Demander un congé sabbatique se fait de plus en plus, car les mentalités changent et les styles de vie aussi.

Beaucoup d’employeurs se rendent compte que, pour garder les bons éléments, ils doivent leur permettre d’avoir une certaine liberté dans la réalisation de leurs projets personnels.

En ce qui concerne la collègue qui est restée, son service a pu bénéficier de ses nouvelles idées, des nouvelles compétences qu’elle avait développées en blogging lors de son séjour, mais aussi du perfectionnement de son niveau d’anglais et d’espagnol. Elle a apporté une certaine fraîcheur au service de par sa nouvelle attitude.

Dans ce genre de cas, le congé sabbatique est selon moi, un accélérateur de bien-être ou de mal-être. C’est-à-dire que votre retour de congé amplifie la perception que vous avez de votre travail. Si c’était positif, ça le sera encore plus, si c’est négatif, vous ne resterez pas longtemps.

Que dois-je faire avant de demander un congé sabbatique ?

Étape 1 : Première chose à faire, renseignez-vous auprès de votre entreprise pour connaître la politique de la boîte et les modalités.

  • Est-ce que des formulaires sont à remplir ?
  • Qui devez-vous informer en premier ?
  • Le manager ou le RH ?
  • Faites aussi le calcul de la perte de revenu ou d’avantages en fonction de la durée ?

Étape 2 : Soyez mentalement prêt.

Avant de demander un congé sabbatique à son responsable, mieux vaut relever toutes les potentielles objections de la part de ce dernier.

Armez-vous de toutes les informations concernant votre congé sabbatique, la durée de votre absence, les répercussions de votre absence et comment vous les avez anticipées. Votre responsable veut savoir comment la charge de travail va être absorbée pendant votre absence.

Ce qu’il craint c’est de se retrouver bloquer, alors rassurez-le et mâchez-lui le travail.

Étape 3 : Planifier un rendez-vous avec votre responsable pour aborder la question du congé sabbatique.

Comme vous avez déjà réfléchi aux éventuelles questions et objections que votre employeur pourrait vous sortir, vous allez assurer cette partie, sinon notez-les et préparez-vous à répondre.

La seule partie où vous serez sûrement amené à négocier, c’est la durée de votre congé.

Tout cela dépend :

  • de la nature de votre fonction,
  • de votre rôle ou
  • du secteur d’activité dans laquelle vous travaillez.

Il y a peut-être un moment dans l’année qui sera plus calme où vous pourrez en profiter pour demander un congé sabbatique.

Et comme je vous l’ai dit, rassurez votre responsable. Faites-lui comprendre que ce congé sabbatique aura un impact positif pour son entreprise.

Repensez à l’histoire de ma collègue qui a apporté de la fraîcheur au service.

Étape 4 : Une fois l’accord obtenu, assurez-vous que les dates ont bien été confirmées.

Et qu’il soit indiqué les informations concernant la suspension de la rémunération ou des avantages.

Après, sachez que l’employeur n’est pas obligé de vous rémunérer lors de votre congé sabbatique, sauf si c’est prévu dans la convention collective, dans le contrat initial ou autre usages.

En revanche, vous bénéficiez du maintien des droits aux prestations de l’assurance maladie pendant la durée du congé sabbatique.

Étape 5 : Organisez votre pot de départ

Commencez à mettre les voiles!

Pour information, si l’envie de démissionner pendant votre congé sabbatique vous prend, vous le pouvez ! Pendant le congé sabbatique, le contrat de travail n’est que suspendu, et non rompu.

Vous pouvez donc le rompre, en posant votre démission, à condition de respecter les modalités liées à ce mode de rupture du contrat de travail.

SI vous pouvez le faire, dites-vous que votre employeur le peut aussi. Je sais ça fait réfléchir, c’est pour ça que je vous propose de réfléchir à la seconde option : Faire une interruption de carrière en démissionnant.

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Une interruption de carrière, c’est quoi ?

Dans le cas où vous voulez faire une pause professionnelle et que demander un congé sabbatique n’est pas possible, il vous faudra sûrement démissionner ou demander sa rupture conventionnelle.

L’avantage en démissionnant, c’est que vous pouvez faire une pause aussi longtemps que vous le voulez, car vous n’êtes plus lié à votre boîte.

En général, c’est là où vous me contactez pour identifier une idée de projet professionnel. C’est en réalité le parfait moment pour vous de vous repositionner et de vous en servir comme une opportunité de changer de carrière sans avoir le sentiment de devoir rendre des comptes en reprenant votre ancien job.

Cette stratégie a parfaitement fonctionné pour Gilles, 47 ans, qui a demandé l’interruption de son contrat de travail en demandant son licenciement. Son entreprise ne devait pas proposer de rupture conventionnelle.

Il savait que son job était pesant et ne voulait pas vivre avec l’idée de revenir au travail. Il n’a ainsi pas opté pour un congé sabbatique. Il a donc fait une pause professionnelle pour se consacrer à sa reconversion professionnelle. Il doit en ce moment suivre sa formation.

Dans quel cas démissionner plutôt que de demander un congé sabbatique ?

Bien souvent, quand on a une idée de projet, on quitte son job pour créer sa propre entreprise, devenir indépendant ou se reconvertir dans un autre domaine.

Si ce n’est pas votre cas et que vous souhaitez retrouver la sécurité d’un emploi stable après votre interruption de carrière (peut-être dans un secteur différent), vous vous demandez peut-être :

Que pensent les recruteurs des personnes qui ont interrompu leur carrière ?

Je n’aime pas faire ce type de réponse et pourtant cela dépend.

  • Cela dépend du type de secteur d’activité dans lequel vous travaillez.
  • Cela dépend de votre fonction et votre rôle.
  • Cela dépend de votre projet personnel et de la manière dont vous vous positionnez à la suite de cette pause professionnelle.

Si votre projet personnel peut s’ajouter à votre CV en termes de valeur ajoutée ou de compétences développées utiles pour la suite de votre carrière… OK !

Jacques, un consultant français que j’avais rencontré lors de mon voyage au Brésil à la suite de mon burn-out, a fait un tour du monde et n’a eu aucun souci pour retrouver un job.

Tout va se jouer sur la manière dont vous allez tourner votre histoire et la façon dont vous allez raconter votre décision d’interrompre votre carrière.

Et puis, si le recruteur n’est pas suffisamment ouvert d’esprit pour le comprendre, voudriez-vous vraiment travailler avec ce type de personnes ?

Donc si vous prévoyez de faire une pause professionnelle, profitez-en pour apprendre de nouvelles connaissances ou développer de nouvelles compétences.

Que faire après ?

Une fois que votre pause sera finie, il faudra vous préparer à identifier les bénéfices de cette pause pour la suite de votre carrière.

Mettez à jour votre CV en le valorisant de la meilleure façon qu’il soit, et je vous renvoie à l’article que j’ai réalisé intitulé “faire un CV reconversion“.

Décidez de la meilleure façon de vendre les avantages de votre interruption de carrière à un employeur potentiel.

Et vous savez comme moi que pour retrouver un travail, tout est une question de présentation et de réseau, alors faites la liste des personnes que vous avez rencontrées au cours de votre interruption de carrière, et identifiez toutes les possibilités qui peuvent s’offrir à vous.

En résumé

Si vous voulez réaliser un rêve, un projet personnel, faire un tour du monde, vous consacrer à votre famille ou à autre chose.

Sachez qu’en France, vous avez la possibilité de le faire. Demander un congé sabbatique, démissionner ou demander sa rupture conventionnelle est possible.

  • Dans le premier cas, vous retrouverez votre job précédent à la fin de votre congé.
  • Dans le second vous en profiterez pour changer de métier.

Quoi qu’il arrive, faites-vous confiance, écoutez-vous et faites ce que votre petite voix vous conseille de faire.

Prendre du recul est nécessaire pour se repositionner.

Car quelle que soit votre décision, si vous le faites, c’est que vous en avez besoin.

Pour aller plus loin :

Vous avez une idée de projet professionnel que vous souhaitez explorer ? Pensez au coaching. Contactez Jordane et demandez votre séance découverte.

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7 conseils pour réussir sa transition professionnelle

7 conseils pour réussir sa transition professionnelle

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Vous êtes peut-être, comme la plupart des personnes qui apprécient mon travail, à la recherche de conseils pour réussir sa transition professionnelle ?

Vous faites donc partie de ces 29% de français qui veulent entreprendre ou qui ont le projet d’entreprendre dans leur vie.

Peut-être aussi que vous faites partie de cette génération qui est beaucoup moins attirée par le salariat que leurs parents.

Cette génération qui recherche davantage d’autonomie, de liberté et de possibilité de concilier profit avec utilité.

Si le CDI a longtemps été un but à atteindre, pour ne pas dire un rêve, la tendance d’aujourd’hui est de plus en plus à l’entrepreneuriat.

Génération reconversion professionnelle

Beaucoup de salariés, qui comme je l’ai été, se rendent compte que le manque de reconnaissance ou d’autonomie, le manque de logique managériale et le besoin de se libérer d’une personne au-dessus de soi accentuent leur envie d’entreprendre.

Malheureusement, la moitié d’entre vous continueront de retrouver leur machine à café le lundi matin, car certains sont attachés à leur besoin de protection et de sécurité.

Pas étonnant quand on voit que 63% des personnes interrogées envisagent leur avenir professionnel en tant que salarié uniquement.

Le salariat garde une forte capacité d’attraction.

Peut-être que comme ces personnes, vous avez un projet qui ne restera qu’au stade du rêve.

Ou peut-être que vous avez une idée de projet professionnelle qui vous passionne, qui brûle au fond de vous et qui ne demande qu’à naître.

La peur de changer de vie

Le problème, c’est que :

alimentent vos préoccupations et vous immobilisent, vous empêchant de faire le grand saut.

Je sais ce que c’est, moi aussi je flippais de me mettre à mon compte en créant osez briller.

À aucun moment dans mes études ou au début de ma vie professionnelle, je n’ai envisagé de créer ma propre activité.

C’est venu à moi tout seul.

Surtout lorsque j’ai parié que me mettre à mon compte serait moins frustrant et stressant que de travailler pour quelqu’un au-dessus de moi.

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A mémoriser pour réussir sa transition professionnelle

La remise en question de son projet

Alors, oui quand je me suis lancé, j’étais préoccupé par mon avenir, voire anxieux.

Je lisais des conseils qu’il fallait réussir sa transition professionnelle pour pouvoir réussir sa reconversion.

Et, comme je suis de nature à me poser un milliard de questions, le stress a accentué tout ça pour laisser place à un festival de questions, que, peut-être, vous aussi vous vous posez, comme :

  • “Comment est-ce que je vais pouvoir maintenir mon niveau de revenu actuel ?
  • “Par quoi je vais le remplacer ? “
  • “Si je lance quelque chose, est-ce que je vais pouvoir en vivre ? Et au bout de combien de temps ?”
  • “Est-ce que je vais pouvoir payer mes factures ?”
  • “Par quoi je dois commencer ?”

Toutes ces questions que l’on se pose lorsque l’on a une idée de projet professionnel que l’on souhaite explorer et que l’on a déjà la sécurité d’un salaire qui tombe tous les mois.

Bien vous savez quoi ?

Aujourd’hui, j’ai quadruplé mon chiffre d’affaires sur l’année 2019 et j’ai largement dépassé le salaire que je me faisais lorsque j’étais consultant.

Et à l’époque, je n’étais pas à plaindre.

Sachez que des personnes qui sont salariées et qui se posent les mêmes questions que vous, il n’y en a beaucoup.

Seulement, sachez qu’aujourd’hui, trouver des clients est devenu plus facile que de trouver un employeur.

Et ça n’est pas que mon constat personnel, c’est aussi celui de tous mes collègues entrepreneurs ou anciens clients qui ont lancé leur projet et qui font le même constat que moi.

Donc vous n’êtes pas seul et vous n’êtes plus obligé de laisser moisir votre projet dans un tiroir.

Sachez qu’il y a des moyens pour réussir sa transition professionnelle et passer du salariat à sa propre activité.

Vous avez 4 stratégies qui s’offrent à vous pour faciliter votre transition.

4 stratégies pour faciliter sa transition professionnelle

  • Rester dans les effectifs et prendre un congé le temps de tester votre idée
  • Rester dans les effectifs en modifiant votre temps de travail
  • Changer votre forme de travail en passant par un contrat en portage salarial
  • Quitter votre job et attention à la manière dont vous allez partir, car ce qui vous intéresse ce sont les indemnités de départ et/ou les indemnités chômage, très utile le temps de tester votre projet.

Je ferais une vidéo plus tard sur les différentes façons de faciliter votre transition.

Je reviens sur ce qui nous intéresse, ici réussir sa transition professionnelle.

Si vous décidez de rester salarié, sachez que vous devrez concilier votre job à plein temps entre l’étude de marché, le développement de votre offre et trouver des clients.

Voici donc 7 conseils pour réussir sa transition professionnelle.

7 conseils pour réussir sa transition professionnelle

1 – Avant de quitter son job pour entreprendre, il vaut mieux se demander quelle sera la nature de votre activité.

  • Est-ce que vous avez l’objectif d’être travailleur autonome, freelance, gérant d’une micro-entreprise ?
  • Gérant d’une PME ou startup ?
  • Ou investisseur ?
  • Quel type d’entreprise vous voulez lancer ?

La première nécessite que vous soyez pleinement présent pour la faire tourner.

La deuxième un peu moins.

Et la troisième pas du tout.

Donc, choisissez entre créer son entreprise ou créer son emploi ?

Ce qui n’est pas la même chose.

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A mémoriser pour réussir sa transition professionnelle

2- Plutôt que de vous demander ce dont le marché a besoin, demandez-vous « quelle valeur puis-je apporter en lien avec ma zone d’excellence et où j’éprouve du plaisir ? »

Et svp, ne rentrez pas dans cet autosabotage qui a tendance à vous décourager, en vous disant des trucs du genre :

  • A quoi bon, d’autres personnes font la même chose que ce que j’ai envie de faire.

Bien, je vous dirai la même chose que je dis à mes clients.

Michael Jackson faisait de la pop. Est-ce que plus personne ne s’est ensuite mis à faire des chansons de pop après ?

Non ! Alors, écrivez votre propre morceau de pop !

3- Identifiez précisément l’écart que vous voulez combler

Vous trouverez sur votre marché différents types de services et de produits.

Des produits ou services similaires à votre idée, présentés d’une manière différente pour une cible différente.

Comment ferez-vous la différence ?

Clarifier votre positionnement en comblant l’écart que vous aurez identifié.

Petit aparté, le positionnement est le principal problème que je remarque aussi bien chez les consultants que je retrouve lors de mes ateliers, que chez les personnes en transition professionnelle et même chez les étudiants.

Si vous ne savez pas quelle est votre valeur ajoutée, votre zone d’excellence, c’est-à-dire quelle expertise vendre, comment et à qui, vous resterez au point mort ou vous mettrez beaucoup plus de temps à développer votre projet.

Et le manque de temps fait partie des principaux freins pour réussir sa transition professionnelle.

Revenons-en aux 7 conseils.

Des personnes qui exercent votre job de salarié, il y en a sûrement des dizaines, voire des centaines ou milliers.

Alors qu’est-ce qui vous différencie avec un autre salarié ?

  • Votre approche ?
  • Votre expérience ?
  • Ou votre méthodologie ?

Ce qui vous rend déjà différent, c’est vous !

Mettez donc en avant vos valeurs, votre parcours et votre profil dans votre future stratégie de marketing.

Si vous n’êtes pas certain de votre valeur ajoutée personnelle, de votre zone d’excellence et de votre positionnement, pensez au coaching. Contactez moi en demandant votre séance découverte.

4- Travaillez votre vision

Votre vision est étroitement liée à la raison d’être de votre projet, c’est la cause pour laquelle vous êtes déterminé à fonder une entreprise ou à créer votre propre job.

Ma vision est étroitement liée à mes convictions personnelles.

Je suis convaincu que chacun peut prendre plaisir dans ce qu’il fait tout en gagnant sa vie à partir du moment où il s’est correctement positionné.

Et je suis aussi convaincu que si le système scolaire et managérial avaient été mieux pensés en termes d’orientation et de développement des potentiels de l’humain, on n’aurait pas une armée d’insatisfaits de leur vie professionnelle dans les couloirs de la défense.

Je contribue à améliorer ça en intervenant à la source.

À savoir dans les écoles de commerce et universités en accompagnant les étudiants dans leur projet professionnel, mais aussi dans les organismes de formation en aidant les personnes qui ont des projets de reconversion.

Je les aide tous à leur faire prendre conscience de leur potentiel et à comprendre qu’un projet intelligemment pensé a toutes les chances de réussir, à condition qu’ils se soient bien positionnés.

5- Donnez-vous la permission de prendre une décision pour donner vie à cette vision

Réussir sa transition professionnelle nécessite surtout de prendre une décision.

  • Repensez à votre vision.
  • Imaginez-vous en train de réaliser cette vision idéale de votre projet.
  • Ressentez l’énergie que cette vie vous procurerait de vivre votre projet idéal.

Demandez-vous qu’est-ce que mon moi futur déciderait de faire ?

Lorsque vous prenez des décisions dans un état esprit de réussite et d’épanouissement, vous attirez inévitablement le résultat que vous avez décidé d’atteindre.

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A mémoriser pour réussir sa transition professionnelle

6- Acceptez de vous faire aider et guider étape par étape

Trouvez quelqu’un qui a déjà vécu ce que vous vivez.

Quelqu’un qui a déjà réalisé un projet similaire à ce que vous voyez dans votre vision.

Il vous aidera à déterminer vos objectifs à court, moyen et long terme et à élaborer un plan d’action étape par étape pour les atteindre.

  • Faites-en sorte que ce quelqu’un soit en cohérence avec vous-même.
  • Écoutez-vous.
  • Faites-vous confiance ainsi qu’à votre intuition.

7- Construisez votre rêve à votre rythme

Un jour, une cliente qui projetait de se mettre à son compte m’a demandé :

« Mais Jordane, comment est-ce que je saurai quand lâcher mon job actuel ? ».

Je lui ai répondu :

« le jour où ton side project, ton projet B prendra le dessus sur ton projet A et que tu seras à l’aise avec tes finances ».

Et c’est ce qui s’est passé !

Son projet professionnel de se mettre à son compte à pris le dessus sur son job de salarié dès lors qu’elle a eu suffisamment de clients.

Généralement, vous savez quand vous êtes prêt à franchir le pas de quitter votre job pour vous consacrer pleinement à votre projet.

Le seul «bon moment» pour le faire est le moment qui vous convient le mieux.

Je sais à quel point cela peut être effrayant de faire le grand saut et de quitter son job de salarié pour entreprendre.

C’est une transition obligée.

Et comme toutes les transitions, cela implique de jouer avec l’inconnu.

Quand vous êtes seul à vivre cette transition, vous savez quand ça commence, mais vous ne savez pas quand vous en sortez.

Et c’est difficile de trouver du soutien à la fois dans son entourage, mais aussi auprès des organismes qui ne vous prendront pas au sérieux si vous ne prévoyez pas de faire des levées de fonds d’un million d’euros ou si vous n’êtes pas une startup.

Je sais aussi à quel point, il est incroyablement satisfaisant, plaisant et épanouissant de réussir sa transition professionnelle et de se dire que l’on fait aujourd’hui quelque chose que l’on aime.

Que l’on a eu raison de se faire confiance et d’avoir pris la décision de quitter le salariat pour devenir entrepreneur.

Je vous promets que ça vaut le coup !

Pour aller plus loin :

Si vous avez un projet de reconversion et que réussir sa transition professionnelle est important pour vous, pensez au coaching. Contactez Jordane en demandant votre séance découverte.

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Elle a osé tout plaquer pour vivre de sa passion au Japon à 65 ans : Catherine Bréard

Elle a osé tout plaquer pour vivre de sa passion au Japon à 65 ans : Catherine Bréard

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La vidéo : “Elle a osé TOUT PLAQUER pour VIVRE DE SA PASSION au Japon à 65 ans : l’histoire de Catherine Bréard”

Je vais vous parler de l’histoire d’une personne qui a décidé de tout plaquer pour vivre de sa passion au Japon.

Et pour une fois, il ne s’agit pas du cliché du jeune cadre en reconversion qui se claque les bretelles car il part d’une situation initiale (très) confortable pour devenir boucher ou se mettre à élever des chèvres dans la pampa et en faire un livre chiant.

Rien de tout ça ! Aujourd’hui, je vous partage l’histoire d’une personne qui a fait le pari, avec son mari, de créer une société de… mousse au chocolat.

Tout plaquer pour vivre de sa passion ? Vraiment !

Mon invité est Catherine Bréard, surnommée “la reine de la mousse au chocolat”.

Catherine est retraitée et a travaillé dans les ressources humaines au sein d’un pôle emploi.

Aujourd’hui, elle partage son temps entre la France et le Japon.

En 2018, elle décide de tout plaquer pour vivre de sa passion et se consacrer à 100% à son idée de projet professionnel : développer sa mousse au chocolat au Japon.

Nous nous sommes tout de suite très vite entendus et même si nous avons plus de 30 ans d’écart, j’ai constaté que j’avais beaucoup de points communs avec Catherine.

Peut-être parce que nous sommes tous les deux des personnes qui préservent leurs ambitions tout en refusant de rentrer dans les cases et en cassant les préjugés.

Notamment un de ces nombreux préjugés sur l’entrepreneuriat qui consiste à dire qu’arrivé à un certain âge, on doit se ranger et laisser place à la raison plutôt qu’à la passion.

Se reconvertir à 60 ans après une vie de salarié

Catherine et son mari auraient pu rester peinards à profiter de leur retraite.

« Nous, on n’a pas envie de vivre ça, c’est notre droit et c’est notre choix. C’est notre vie. Et notre vie nous le permet. Donc on va le faire. »

Ils ont préféré donner un autre tournant à leur existence en commençant à écrire la première page de leur nouveau livre de vie.

« On a vendu tous nos meubles, on s’est séparé de tout pour le mettre dans notre projet. Et toutes nos économies de retraite. Donc on a zéro ! »

Ils sont donc partis avec toutes leurs économies et 150 kilos de valises pour entreprendre un formidable projet au Japon.

« Moi, on ne me voit plus derrière les valises »

C’était l’occasion pour le couple de retraités de retrouver leur fils parti s’installer au Japon en 2009.

C’est lui qui a donné l’idée à sa mère de venir commercialiser sa mousse au chocolat au Japon après avoir réalisé une étude de marché qui concluait qu’il y avait un créneau à prendre.

Si j’avais dit ça à ma mère, j’aurai automatiquement eu droit à un « NON mais ça va pas toi ! ».

Catherine, elle, a fait confiance en son intuition et s’est dit « je veux bien le faire, mais je veux passer mon CAP de pâtissier avant de partir ».

Retourner à l’école à 60 ans

Elle a donc repris des études pour apprendre la pâtisserie, là où beaucoup de personnes se seraient déjà découragées.

Elle a passé des concours de mousse au chocolat où elle était en compétition avec 50 autres participants.

Eh bien, à force de persuasion, de travail et de force de conviction, elle a relevé tous ces challenges et a même été élue « meilleure mousse au chocolat de France » en 2016.

Ça sentait déjà plutôt bon pour le reste de l’aventure !

Catherine savait qu’elle voulait créer son projet, elle se posait cependant la question : “entreprendre, mais dans quoi ?

« Plus j’avançais dans ma passion et plus je me disais : « je veux continuer dans cette voie, je ne sais pas quoi, mais je veux continuer » »

Ah oui petite précision, ils sont partis au Japon pour créer leur entreprise, sans parler Japonais, ni anglais.

Tout plaquer pour vivre de sa passion ou pour changer de vie ?

Pendant un an, ils ont enchaîné les dégustations gratuites et la confection de mousse au chocolat qu’ils préparent alors dans la salle de bain de leur petit appartement à Tokyo.

Et ça marche, Catherine me partage :

« Au fil des mois, plus ça allait, plus les japonais découvraient la mousse au chocolat et plus ils aimaient».

Fin 2017, elle a l’opportunité de vendre ses mousses à l’institut Français à Tokyo.

« On avait préparé 200 pots de mousse par jour, et à 16h, on avait vendu les 200 pots … On a vendu les 200 pots de mousse en 3h de temps »

Les obstacles ne leur font pas peur

En plus de ne pas parler le japonais et l’anglais. Ils ont tenté avant de changer de vie de faire une levée de fond qui n’a pas abouti.

« On s’est dit, il faut encore avoir un petit peu d’argent pour notre projet. Donc on va essayer de faire une levée de fonds sur notre projet qu’on a expliqué et présenté »

Mais qui n’a pas fonctionné : « on nous a fait comprendre que notre projet ne faisait pas partie de la tech et qu’en plus, on a plus de 60 ans… Personne n’a voulu nous suivre ».

Ce que me partage Catherine me blaze et me rappelle l’histoire de ce français que j’avais rencontré à Montréal. Il y avait lancé son propre concept-restaurant… et ça cartonnait !

Je  lui avais posé cette question un peu « niaiseuse » : « Pourquoi tu n’as pas créé ton projet en France ?».

Il me gueula un « pwoua ! » moqueur en me disant : « En France, ça aurait été la galère. Ici on croit avec toi en ton projet ».

Et ce n’est pas le seul à tout plaquer pour vivre de sa passion, des français qui ont tout lâché pour entreprendre ailleurs, il y en a de plus en plus.

Je connais une de mes amies qui a pris la décision de lancer son projet passion ailleurs qu’en France pour des raisons de créativité.

Je repense à cette fausse idée d’une personne du web que j’ai toujours contredite et qui est convaincue que la France est le plus beau pays du monde pour entreprendre… Hmmm

Sans parler de la lettre d’avocat que Catherine et son mari ont reçu d’une multinationale qui leur interdisait la commercialisation du nom « maman au chocolat » car cette multi avait soi-disant déposé le mot « maman ». On se demande qui cela peut-être… ?

Objectif : réussir sa reconversion professionnelle

Quoi qu’il en soit, Catherine a su conquérir le cœur des japonais sur un marché réputé être trop compliqué à percer. Le Japon est un marché ciblé en dernier par les entrepreneurs, car trop difficile de faire du business là-bas… Peut-être pas pour tout le monde.

Le secret de Catherine est peut-être de particulièrement affectionner les japonais.

Les japonais disent de la mousse au chocolat de Catherine qu’elle « réchauffe les cœurs et elle est pleine d’énergie ».

Il n’y a pas que sa mousse au chocolat qui réchauffe les cœurs et qui est pleine d’énergie.

C’est la parfaite illustration d’une reconversion professionnelle réussie et d’une personne qui a su se différencier des autres pour créer sa propre histoire.

Tout plaquer pour vivre de sa passion et tout recommencer

Une fois l’interview terminée, j’ai eu une sensation de légèreté. Je me suis senti rassuré et plein d’espoir. Pas vous ?

L’espoir que les choses ne sont pas figées même si on est dans un pays qui a tendance à bloquer, freiner ou interdire. Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes vous-mêmes bloqués dans votre vie !

« En France, on est très frileux, trop frileux, on pense trop, on voit trop les problèmes devant, et on ne voit pas le potentiel devant. Et ce sont tous ces freins qui font que l’on n’a pas d’investisseurs. »

Je trouve que l’histoire et le projet de Catherine sont encourageants ! Car, en plus de l’espoir, Catherine donne du courage.

Ce courage dont on a tous besoin pour entreprendre quelque chose, faire naître une idée, créer un projet, réaliser un rêve (même si je n’aime plus ce terme, devenu trop racoleur) ou donner vie à ses envies.

C’est une incroyable aventure dans laquelle Catherine et son mari se sont lancés.

Je suis sûr qu’elle donnera l’exemple et l’envie de tout plaquer pour vivre de sa passion à des milliers d’autres personnes qui rêvent de suivre cette voie.

Ce qui me fait penser à ce qu’a dit un jour Ella Fitzgerald « Ne renoncez pas à faire ce que vous voulez vraiment faire. Là où il y a des rêves, de l’amour et de l’inspiration, vous ne pourrez pas vous tromper. »

Pour aller plus loin :

Vous avez un projet de reconversion professionnelle ? Avant de tout plaquer pour vivre de sa passion, pensez au coaching. Contactez Jordane et demandez votre séance découverte en cliquant ici.

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