Elle a osé TOUT PLAQUER pour VIVRE DE SA PASSION au Japon à 65 ans : Catherine Bréard

Elle a osé TOUT PLAQUER pour VIVRE DE SA PASSION au Japon à 65 ans : Catherine Bréard

La vidéo : “Elle a osé TOUT PLAQUER pour VIVRE DE SA PASSION au Japon à 65 ans : l’histoire de Catherine Bréard”

Je vais vous parler de l’histoire d’une personne qui a décidé de tout plaquer pour vivre de sa passion au Japon.

Et pour une fois, il ne s’agit pas du cliché du jeune cadre en reconversion qui se claque les bretelles car il part d’une situation initiale (très) confortable pour devenir boucher ou se mettre à élever des chèvres dans la pampa et en faire un livre chiant.

Rien de tout ça ! Aujourd’hui, je vous partage l’histoire d’une personne qui a fait le pari, avec son mari, de créer une société de… mousse au chocolat.

Tout plaquer pour vivre de sa passion ? Vraiment !

Mon invité est Catherine Bréard, surnommée “la reine de la mousse au chocolat”.

Catherine est retraitée et a travaillé dans les ressources humaines au sein d’un pôle emploi.

Aujourd’hui, elle partage son temps entre la France et le Japon.

En 2018, elle décide de tout plaquer pour vivre de sa passion et se consacrer à 100% à son idée de projet professionnel : développer sa mousse au chocolat au Japon.

Nous nous sommes tout de suite très vite entendus et même si nous avons plus de 30 ans d’écart, j’ai constaté que j’avais beaucoup de points communs avec Catherine.

Peut-être parce que nous sommes tous les deux des personnes qui préservent leurs ambitions tout en refusant de rentrer dans les cases et en cassant les préjugés.

Notamment un de ces nombreux préjugés sur l’entrepreneuriat qui consiste à dire qu’arrivé à un certain âge, on doit se ranger et laisser place à la raison plutôt qu’à la passion.

Se reconvertir à 60 ans après une vie de salarié

Catherine et son mari auraient pu rester peinards à profiter de leur retraite.

« Nous, on n’a pas envie de vivre ça, c’est notre droit et c’est notre choix. C’est notre vie. Et notre vie nous le permet. Donc on va le faire. »

Ils ont préféré donner un autre tournant à leur existence en commençant à écrire la première page de leur nouveau livre de vie.

« On a vendu tous nos meubles, on s’est séparé de tout pour le mettre dans notre projet. Et toutes nos économies de retraite. Donc on a zéro ! »

Ils sont donc partis avec toutes leurs économies et 150 kilos de valises pour entreprendre un formidable projet au Japon.

« Moi, on ne me voit plus derrière les valises »

C’était l’occasion pour le couple de retraités de retrouver leur fils parti s’installer au Japon en 2009.

C’est lui qui a donné l’idée à sa mère de venir commercialiser sa mousse au chocolat au Japon après avoir réalisé une étude de marché qui concluait qu’il y avait un créneau à prendre.

Si j’avais dit ça à ma mère, j’aurai automatiquement eu droit à un « NON mais ça va pas toi ! ».

Catherine, elle, a fait confiance en son intuition et s’est dit « je veux bien le faire, mais je veux passer mon CAP de pâtissier avant de partir ».

Retourner à l’école à 60 ans

Elle a donc repris des études pour apprendre la pâtisserie, là où beaucoup de personnes se seraient déjà découragées.

Elle a passé des concours de mousse au chocolat où elle était en compétition avec 50 autres participants.

Eh bien, à force de persuasion, de travail et de force de conviction, elle a relevé tous ces challenges et a même été élue « meilleure mousse au chocolat de France » en 2016.

Ça sentait déjà plutôt bon pour le reste de l’aventure !

Catherine savait qu’elle voulait créer son projet, elle se posait cependant la question : “entreprendre, mais dans quoi ?

« Plus j’avançais dans ma passion et plus je me disais : « je veux continuer dans cette voie, je ne sais pas quoi, mais je veux continuer » »

Ah oui petite précision, ils sont partis au Japon pour créer leur entreprise, sans parler Japonais, ni anglais.

Tout plaquer pour vivre de sa passion ou pour changer de vie ?

Pendant un an, ils ont enchaîné les dégustations gratuites et la confection de mousse au chocolat qu’ils préparent alors dans la salle de bain de leur petit appartement à Tokyo.

Et ça marche, Catherine me partage :

« Au fil des mois, plus ça allait, plus les japonais découvraient la mousse au chocolat et plus ils aimaient».

Fin 2017, elle a l’opportunité de vendre ses mousses à l’institut Français à Tokyo.

« On avait préparé 200 pots de mousse par jour, et à 16h, on avait vendu les 200 pots … On a vendu les 200 pots de mousse en 3h de temps »

Les obstacles ne leur font pas peur

En plus de ne pas parler le japonais et l’anglais. Ils ont tenté avant de changer de vie de faire une levée de fond qui n’a pas abouti.

« On s’est dit, il faut encore avoir un petit peu d’argent pour notre projet. Donc on va essayer de faire une levée de fonds sur notre projet qu’on a expliqué et présenté »

Mais qui n’a pas fonctionné : « on nous a fait comprendre que notre projet ne faisait pas partie de la tech et qu’en plus, on a plus de 60 ans… Personne n’a voulu nous suivre ».

Ce que me partage Catherine me blaze et me rappelle l’histoire de ce français que j’avais rencontré à Montréal. Il y avait lancé son propre concept-restaurant… et ça cartonnait !

Je  lui avais posé cette question un peu « niaiseuse » : « Pourquoi tu n’as pas créé ton projet en France ?».

Il me gueula un « pwoua ! » moqueur en me disant : « En France, ça aurait été la galère. Ici on croit avec toi en ton projet ».

Et ce n’est pas le seul à tout plaquer pour vivre de sa passion, des français qui ont tout lâché pour entreprendre ailleurs, il y en a de plus en plus.

Je connais une de mes amies qui a pris la décision de lancer son projet passion ailleurs qu’en France pour des raisons de créativité.

Je repense à cette fausse idée d’une personne du web que j’ai toujours contredite et qui est convaincue que la France est le plus beau pays du monde pour entreprendre… Hmmm

Sans parler de la lettre d’avocat que Catherine et son mari ont reçu d’une multinationale qui leur interdisait la commercialisation du nom « maman au chocolat » car cette multi avait soi-disant déposé le mot « maman ». On se demande qui cela peut-être… ?

Objectif : réussir sa reconversion professionnelle

Quoi qu’il en soit, Catherine a su conquérir le cœur des japonais sur un marché réputé être trop compliqué à percer. Le Japon est un marché ciblé en dernier par les entrepreneurs, car trop difficile de faire du business là-bas… Peut-être pas pour tout le monde.

Le secret de Catherine est peut-être de particulièrement affectionner les japonais.

Les japonais disent de la mousse au chocolat de Catherine qu’elle « réchauffe les cœurs et elle est pleine d’énergie ».

Il n’y a pas que sa mousse au chocolat qui réchauffe les cœurs et qui est pleine d’énergie.

C’est la parfaite illustration d’une reconversion professionnelle réussie et d’une personne qui a su se différencier des autres pour créer sa propre histoire.

Tout plaquer pour tout recommencer

Une fois l’interview terminée, j’ai eu une sensation de légèreté. Je me suis senti rassuré et plein d’espoir. Pas vous ?

L’espoir que les choses ne sont pas figées même si on est dans un pays qui a tendance à bloquer, freiner ou interdire. Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes vous-mêmes bloqués, freinés ou interdits !

« En France, on est très frileux, trop frileux, on pense trop, on voit trop les problèmes devant, et on ne voit pas le potentiel devant. Et ce sont tous ces freins qui font que l’on n’a pas d’investisseurs. »

Je trouve que l’histoire et le projet de Catherine sont encourageants ! Car, en plus de l’espoir, Catherine donne du courage.

Ce courage dont on a tous besoin pour entreprendre quelque chose, faire naître une idée, créer un projet, réaliser un rêve (même si je n’aime plus ce terme, devenu trop racoleur) ou donner vie à ses envies.

C’est une incroyable aventure dans laquelle Catherine et son mari se sont lancés.

Je suis sûr qu’elle donnera l’exemple et l’envie à des milliers d’autres personnes qui rêvent de suivre cette voie.

Ce qui me fait penser à ce qu’a dit un jour Ella Fitzgerald « Ne renoncez pas à faire ce que vous voulez vraiment faire. Là où il y a des rêves, de l’amour et de l’inspiration, vous ne pourrez pas vous tromper. »

Pour aller plus loin :

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Jordane Z.

Expert de la reconversion professionnelle chez Osez Briller SAS
Coach de nouvelle génération, je suis aussi formateur. J’accompagne les personnes qui souhaitent donner du sens à leur vie professionnelle, vivre la vie qu’elles méritent et briller en société. Si vous souhaitez faire briller un peu plus votre quotidien, abonnez-vous à l'un de mes réseaux.
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